Qu’est-ce que la Communication NonViolente (CNV) ?
La communication non violente est une approche puissante pour transformer nos relations. Initiée par Marshall B. Rosenberg, elle vise à enrichir la vie, à se relier à soi-même et aux autres, et à instaurer un langage de coopération plutôt que de domination.
Elle repose sur une idée simple mais profonde : au lieu de chercher qui a raison ou tort, elle nous invite à nous demander ce qui rendrait notre vie plus belle. La CNV juge nos actions selon une seule mesure : servent-elles la vie ?
Les 4 étapes fondamentales de la communication non violente
1. Observer sans juger
Confondre observation et évaluation est l’un des premiers pièges. Dire : « Tu ne m’aimes plus, tu m’ignores » n’est pas une observation, mais une interprétation. La CNV nous encourage à décrire les faits sans y mêler notre analyse émotionnelle :
👉 « Hier soir, tu ne m’as pas dit bonsoir. »
Cela crée une base saine pour le dialogue, sans accusations.
2. Identifier ses sentiments
Il ne suffit pas de dire « J’ai le sentiment que tu me rejettes ». Cette formulation cache une pensée, pas une émotion. En CNV, on apprend à étoffer son vocabulaire émotionnel et à distinguer une réelle émotion d’un jugement déguisé.
👉 Exemple : « Je me sens triste quand tu ne me parles pas en rentrant, parce que j’ai besoin de lien. »
Les sentiments ne sont pas causés par l’autre, mais par nos propres besoins, satisfaits ou non.
3. Reconnaître ses besoins
Chaque émotion est une boussole intérieure. La tristesse peut indiquer un besoin de connexion ; la colère, un besoin de respect. Identifier ces besoins sans les projeter sur autrui permet de sortir du « manuel du parfait petit masochiste » (Dan Greenburg) et d’entrer dans une posture de responsabilité personnelle.
👉 « Je me sens frustré parce que j’ai besoin de clarté, pas parce que tu m’as interrompu. »
C’est une démarche de libération émotionnelle, dans laquelle nous apprenons à ne plus être responsables du bonheur des autres, mais à nous relier authentiquement.
4. Formuler une demande claire
Une demande n’est pas une exigence. Dire « Tu pourrais faire un effort, non ? » ne mène qu’à la confusion ou au rejet. La CNV propose de formuler des demandes positives, concrètes, exprimées en langage d’action :
👉 « Serais-tu d’accord pour me dire bonsoir en rentrant ? Cela m’aide à me sentir vu. »
Cette formulation respecte l’autre et ouvre un espace de coopération.
Une pratique pour tous les contextes
La CNV n’est pas réservée aux cercles militants ou aux séminaires de développement personnel. Elle s’invite dans les familles, les écoles, les lieux de travail, les relations de couple, et même dans les conflits communautaires ou politiques. Elle est un art de vivre fondé sur l’écoute empathique et l’expression sincère.
🌸 Fleurs de Bach et communication non violente : une alliance subtile
Dans cette exploration de la relation à soi et aux autres, les Fleurs de Bach offrent un soutien émotionnel précieux. Elles peuvent aider à pacifier les tensions intérieures qui entravent une communication fluide : peur du rejet, colère contenue, culpabilité ou difficulté à dire non. Ce rééquilibrage subtil facilite l’ouverture à l’autre et favorise une écoute empathique, pilier de la CNV.
Une conférence inspirante pour découvrir la CNV
Pour approfondir votre compréhension, plongez dans la conférence audio de Marshall Rosenberg, « Apaiser petits et grands conflits », disponible sur :
Marshall y partage des récits concrets, de la sphère intime aux interventions humanitaires, illustrant comment la CNV désamorce la violence sans céder à la passivité.
Pour aller plus loin
Le livre essentiel à lire :
« Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » – Marshall B. Rosenberg
Il vous guidera à travers les subtilités du langage CNV, de la responsabilité émotionnelle à la formulation de demandes, en passant par les pièges du langage courant (comme l’usage du mot « mais », qui annule souvent ce qui précède…).
Un chemin vers la paix, intérieure et collective
La communication non violente est aussi un rapport à soi. Gandhi parlait de la violence envers soi-même comme d’un obstacle à la paix durable. S’écouter sans se juger, reconnaître sa vulnérabilité, accueillir ses besoins, c’est aussi militer pour un monde plus doux, un mot à la fois.
Cette vision résonne profondément avec l’approche du Dr Edward Bach, médecin et humaniste, qui voyait chaque déséquilibre émotionnel comme un éloignement de notre nature profonde. Pour lui, la véritable guérison commence lorsque l’on vit en accord avec son âme, ses valeurs et ses émotions authentiques. À travers ses élixirs floraux, il proposait une voie de réconciliation intérieure, libérée des jugements et des attentes extérieures, une démarche qui rejoint celle de la CNV : prendre soin de soi pour mieux se relier aux autres.